Commande d’un théâtre de Vienne (où elle ne put être créée du fait de la guerre : l’œuvre date de 1917), La Rondine (L’hirondelle) est un opéra qu’on a parfois comparé à La Traviata, sans doute du fait d’un livret qui met en scène une jeune femme un peu légère, Magda, entretenue par le riche Rambaldo mais amoureuse d’un jeune homme de bonne famille, Ruggero, qu’elle a rencontré au Bal Bullier, et que les conventions sociales contraindront à sacrifier son amour. Des airs comme « Chi, il bel sogno di Doretta » ou « Ore dolci e divine » ont contribué à faire connaître le titre sans qu’on connaisse l’œuvre. Voici donc une belle occasion de découvrir cette Rondine, filmée à la Fenice de Venise dans une mise en scène dynamique et moderne signée Graham Vick. La direction de Carlo Rizzi et la présence attractive de Fiorenza Cedolins complètent l’intérêt de cette (re)découverte.
Dès le 6 juin
Créée à l’Opéra en 1832, La Sylphide de Philippe Taglioni marquait l’avènement du romantisme dans le ballet. Marie Taglioni, danseuse aérienne et éthérée, incarnait l’âme rêvée insaisissable, aux côtés de Joseph Mazilier. Sublimée par les pointes et les longs tutus vaporeux, la ballerine devenait, avec La Sylphide, une silhouette emblématique. Ecrit par Adolphe Nourrit, le livret s’inspire de la littérature romantique contant les amours impossibles d’un humain et d’une créature surnaturelle.
Le 27 juin
Pour clore notre saison alors que commencent les festivals d’été, retrouvons-nous dans le plus prestigieux des festivals anglais, celui de Glyndebourne, pour ce Falstaff qui est un second clin d’œil (et d’oreille) au bicentenaire de Verdi. Tiré des Joyeuses commères de Windsor de Shakespeare, cette farce douce-amère est le dernier opéra de Verdi, un opéra qu’il compose à quelque 80 ans et qui, plutôt qu’un testament, est l’ultime pirouette du compositeur lyrique le plus populaire de son époque – et qui le demeure. Pour cette dernière partition, Verdi revient à la comédie mais avec une finesse d’écriture succulente et un renouvellement complet de son style : loin des grands airs à effet ou des chœurs patriotiques, c’est une subtile marqueterie de rythmes et de couleurs ricochantes, avec un génie d’orchestration qui tisse cette tapisserie sonore. Et c’est aussi une miroitante galerie de personnages, plus complexes qu’ils ne paraissent de prime abord, à commencer par ce gros bébé de Falstaff pris au piège de ses naïvetés. La production de Richard Jones, moderne et colorée, comme une manière de comic strip parfois, s’accorde à merveille avec l’alacrité de la direction du jeune génie de la baguette qu’est Vladimir Jurowski et la distribution, de l’inénarrable Christopher Purves dans le rôle-titre à la truculente Mrs Quickly de Marie-Nicole Lemieux, est savoureuse à souhait.
Les 4 et 11 juillet
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Alain Duault, Monsieur musique classique sur France 3...
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Jusqu'au 31 juillet 2013 !
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